DIALOGUE SUR L'ALUMINIUM

Les Grappes de l’avenir

Il y a quelques semaines se tenait à Montréal un important forum de mobilisation des grappes industrielles réunissant au-delà de 600 dirigeants d’entreprises et d’organisations engagées dans le développement de l’économie québécoise par le biais de grappes industrielles.

Les témoignages, à la fois pragmatiques et élogieux, allaient tous dans le même sens : faire plus et mieux ensemble.

On y a entendu, entre autres, la présidente de la Grappe Aéro Montréal venue expliquer l’état d’avancement des chantiers sur l’avion le plus écologique, ainsi que le président d’Écotech, la Grappe des technologies propres, expliquer comment leur grappe d’envergure provinciale avait permis d’identifier les accélérateurs et les obstacles à la croissance de l’industrie des technologies propres (clean techs) et contribué à créer un climat d’affaires plus favorable à l’essor de leurs entreprises.

Au cours d’échanges entre les participants ce jour-là, les mêmes qualificatifs revenaient en boucle: synergie, croissance, concurrence et alignement des intérêts.

C’est dans ce contexte que fut présentée la Grappe industrielle de l’aluminium du Québec par son président, bien entourée de ses grappes sœurs, matures pour certaines, émergentes pour d’autres.

On comprend mieux, à la lumière de ces échanges, la valeur hautement stratégique de la mise en place d’une grappe québécoise de l’aluminium.

La synergie atteinte en réunissant autour de chantiers communs les principaux acteurs d’une chaîne de valeur industrielle permet de faire progresser les aspirations commerciales de l’ensemble en alignant leurs intérêts. Ce même alignement existe aussi entre les grappes qui pourront s’associer dans des chantiers communs ou cheminer ensemble de façon ad hoc.

Ce même constat est rapidement ressorti de la rencontre des quelque 160 dirigeants d’entreprises et organisations réunis au Forum de mobilisation de la Grappe de l’aluminium le 6 mars dernier. Ils ont confirmé de façon éclatante au cours de cette journée de travail leur volonté ferme de doubler la transformation de l’aluminium au Québec au cours des 10 prochaines années. L’alignement des intérêts était déjà évident, la vision commune des enjeux et des opportunités aussi, il ne manquait que le signal de départ pour relever les défis identifiés.

Des défis considérables et des opportunités sans précédent

La planète rétrécit de plus en plus, la concurrence est de plus en plus forte et en provenance d’économies émergentes qui ont les moyens de faire des bonds technologiques. Il suffit de penser au Moyen-Orient qui est en passe de devenir le troisième producteur mondial d’aluminium, après la Chine et la Russie. Les alumineries du Golfe, démesurément plus grosses que les nôtres, sont à développer des grappes industrielles de l’aluminium, conscientes que c’est le modèle à suivre pour accroître la création de richesse sur leur territoire.

Tracé il y a 40 ans, le modèle québécois de développer une industrie de l’aluminium pour transformer ici notre énergie captive en créant de la richesse, est bien reproduit ailleurs dans le monde. Nous avons le défi et l’obligation pour les travailleurs de l’industrie qui nous ont mené jusqu’ici et pour la grande communauté québécoise de l’aluminium, d’assurer le maintien et la croissance de nos acquis. En plus de repartir notre modèle en ramenant le prix de l’énergie à un coût compétitif avec le reste de la planète, nous devons, nous aussi, passer à une autre étape : travailler tous ensemble pour concurrencer ce qui se fait de mieux.

Intervenants

Jean Simard1
Président-directeur général
Association de l'aluminium du Canada

L'Édito du président

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