DIALOGUE SUR L'ALUMINIUM

Des dépenses massives et structurantes

Une des façons de mesurer les impacts économiques d’un secteur industriel consiste à établir la valeur des dépenses d’opération effectuées par les entreprises sur un territoire donné. 

L’industrie de l’aluminium de primaire injecte environ 2,5 milliards $ dans l’économie québécoise, sans compter les achats d’électricité. Ces dépenses locales s’appuient principalement un bassin d’expertise reposant tant sur sa main-d’œuvre directe (10 000 travailleurs) que sur un réseau de 4 500 fournisseurs de biens et services répartis tant dans les régions productrices que dans les grands centres urbains. On note de plus la présence de près de 1 800 entreprises industrielles qui transforment l’aluminium.

Des dépenses massives injectées dans l’économie québécoise

En plus de ses achats d’électricité, l’industrie de l’aluminium primaire effectue des dépenses d’opération importantes au Québec :

  • 57% de cette valeur sont des dépenses en ressources humaines. Les salaires représentent près des trois quarts des dépenses consacrées aux ressources humaines.
  • 41% de cette valeur est dépensée auprès de sous-traitants et équipementiers établis au Québec. 
  • 2% sont dépensés en activités de recherche et développement.
Ces montants ne tiennent pas compte des dépenses engendrées par les activités d’investissement. 

Dépenses d'exploitation courantes réalisées au Québec – Industrie de l’aluminium primaire- 2012



Source: E&B DATA. 

Un réseau de fournisseurs diversifié

Au cours des années, un réseau de fournisseurs et d'utilisateurs d'aluminium s'est établi au Québec, en amont et en aval de la production d'aluminium primaire. Ce réseau compte approximativement 4 500 fournisseurs de biens et services établis au Québec. Ces fournisseurs sont donc ceux qui ont pour clients les alumineries du Québec. Les secteurs d’activités chez les fournisseurs incluent :

  • le secteur des services, professionnels, scientifiques et techniques (35%),
  • le secteur de commerce de gros (ex. : les distributeurs de machines, de matériel et fournitures - incluant les activités d’installation, de service et de réparation) (34%),
  • le secteur de la fabrication (24%),
  • le secteur de la construction et autres (7%),
  • À ceci s’ajoute l’effet structurant des alumineries, qui par leurs achats, ont contribué aux percées internationales de plusieurs PME.

Note: Les pourcentages représentent la répartition en % du nombre de fournisseurs québécois selon leur secteur d’activité. La répartition est basée sur un sondage réalisé auprès d'un échantillon des fournisseurs au Québec.

Fournisseurs de l’industrie d’aluminium primaire - Québec 


Source : E&B DATA 2010. Constitué à partir de la consolidation des fichiers fournisseurs des trois entreprises de production d'aluminium primaire au Québec. Note : Les points indiquent la présence d’un établissement pour un code postal donné.

La transformation de l’aluminium au Québec: le prochain défi

PRÈS DE 1 800 ENTREPRISES INDUSTRIELLES QUI TRANSFORMENT L’ALUMINIUM AU QUÉBEC
Ces entreprises rajoutent de la valeur à l’aluminium, par le biais d’une activité d’assemblage ou bien d’une opération métallurgique telle que le traitement de surface, le laminage, l’usinage, le moulage et l’extrusion. On retrouve parmi ceux-ci:

  • le secteur des produits métalliques (ex.: filtres et échangeurs d’air, échafaudages, portes et fenêtres),
  • le secteur de la machinerie (ex.: balances industrielles, pompes, poulies),
  • le secteur du matériel de transport (coulage, extrusion, anodisation, assemblage, remorques, roues),
  • le secteur des produits électriques (ex. : conduits électriques),
  • le secteur dans la fabrication d’équipement médical (ex. : travail sur commande),
  • le secteur des télécommunications (ex.: placage).

Le défi est de doubler la transformation de l’aluminium au Québec d’ici les 10 prochaines années. 

Entreprises industrielles transformatrices d’aluminium - Québec 


 Source : E&B DATA - 2010.

L'Édito du président

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