DIALOGUE SUR L'ALUMINIUM

Transports

Les véhicules routiers

En 1947, l'aluminium fait son apparition dans l’industrie de l’automobile, avec la construction en série des premières voitures utilisant ce métal sur les chaînes de fabrication de la Dyna Panhard. À partir de là, les applications de l’aluminium dans cette industrie ne cesseront jamais de croître.

D’abord utilisé dans la structure des véhicules, l’aluminium sert de plus en plus, seul ou allié à d’autres métaux, à la fabrication de différentes pièces (carters, blocs-moteurs, radiateurs, jantes, carrosseries, châssis, etc.). Actuellement, une voiture contient en moyenne 150 kg d'aluminium. En outre, environ 90 % des camions à remorque et des autobus ont des carrosseries en aluminium.

Rouler plus léger…

Les pièces faites en aluminium réduisent considérablement le poids des véhicules, ce qui améliore leur rendement énergétique sans compromettre leur sécurité. Les économies d’énergie générées par la simple utilisation de l’aluminium excèdent largement la quantité d'énergie nécessaire à la production de ce métal. Les gains reliés au poids des véhicules permettent aussi aux transporteurs d'accroître le poids de leurs chargements sans dépasser les limites prescrites. Les coûts d’achat et d’entretien s’en trouvent également réduits.

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L’utilisation de l’aluminium dans l’industrie automobile ne cesse de croître. Les composantes en aluminium réduisent considérablement le poids des véhicules, réduisant ainsi le rendement énergétique et les émissions de gaz à effet de serre.

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L’utilisation d’une structure et d’un toit en aluminium ont permis de réduire considérablement le poids de cette roulotte de camping, laquelle peut être tractée sans problème par une voiture de très faible cylindrée.

Rouler plus vert…

L’allègement du poids du véhicule entraîne une diminution de la consommation de carburant et, par conséquent, des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, une réduction de poids de 100 kg réduit de 0,6 litre/100 km la consommation de carburant et de 20 % les émissions de gaz à effet de serre. L'utilisation de l'aluminium dans le domaine de l'automobile devrait doubler au cours des dix prochaines années, en raison de l’important gain obtenu sur le plan environnemental.

Rouler en sécurité…

L'aluminium est non seulement léger, mais aussi résistant. Son utilisation améliore la tenue de route du véhicule grâce à l'abaissement du centre de gravité de celui-ci, favorise l'absorption de l'énergie cinétique en cas de choc et réduit la distance de freinage. De plus, la résistance de l’aluminium à la corrosion permet aux carrosseries d’aluminium de durer de trois à quatre fois plus longtemps que les châssis et les rouages d’entraînement en acier.

Environnement

Rouler encore et encore…

En outre, l'aluminium peut être recyclé indéfiniment sans perdre ses qualités. À l’heure actuelle, 95 % de l'aluminium contenu dans les automobiles est collecté et recyclé. Sa valeur équivaut à plus de 50 % de la valeur totale du véhicule en fin de vie.

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Des roues en aluminium usinées en un seul morceau sont utilisées dans les sondes de la mission Mars Exploration Rover (MER).

Les véhicules ferroviaires

La fabrication de véhicules pour le transport par voie ferrée de passagers et de marchandises fait aussi largement appel à l'aluminium. C’est surtout à partir des années 1980 que de nouveaux défis technologiques en matière de transport incitent l’industrie de l'aluminium à investir dans le développement d’alliages et de systèmes pour un matériel roulant de nouvelle génération. À la recherche d’une vitesse accrue et d’une plus faible consommation énergétique, entre autres avantages, les grandes sociétés de chemins de fer emboîtent rapidement le pas, dont SNCF, en France,
avec ses trains à grande vitesse (TGV).

Le transport de marchandises par chemin de fer évolue également, particulièrement dans les pays dotés d’importantes réserves de minerai, comme les États-Unis, le Canada et l’Afrique du Sud. En effet, les sociétés doivent transporter leurs chargements sur de longues distances, des zones d’extraction jusqu’aux usines de production ou les installations portuaires. Le matériel roulant ferroviaire à plus haute teneur d’aluminium permet alors d’augmenter les charges utiles et de récupérer rapidement l’investissement supplémentaire.

Pour ce qui est du service ferroviaire voyageurs, les grands centres urbains partout dans le monde contribuent à la demande grandissante pour de nouveaux trams, métros et systèmes de transport légers sur rail. En raison de son efficacité énergétique et du rendement qu’il procure aux exploitants de transports publics, l’aluminium joue un rôle déterminant dans la quête de systèmes de transport en commun durables pouvant répondre aux exigences particulières de chaque ville.

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L’aluminium joue un rôle important dans le développement de nouvelles solutions de transport sur rail.

Les avions

Grâce à sa légèreté et aux alliages possibles avec plusieurs autres métaux, l’aluminium est devenu l’une des matières premières les plus utilisées par les grandes avionneries dans le monde. Depuis une trentaine d’années, le poids de la structure des avions a été réduit de moitié.

Aujourd’hui, les alliages représentent plus de 70 % des matériaux utilisés dans la fabrication des avions. Chez Bombardier, chef de file canadien en aéronautique, l'aluminium compte pour 90 % au moins du poids structurel des avions, comme le biréacteur régional Bombardier CRJ700.

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Grâce à sa légèreté et aux alliages possibles avec plusieurs autres matériaux, l’aluminium est devenu l’une des matières premières les plus utilisées par les grandes avionneries dans le monde.

Les bateaux

En raison de sa résistance à la corrosion, même en milieu marin, l’aluminium représente la matière première privilégiée dans le secteur de la construction navale – coques, mâts, superstructures des bateaux de plaisance ainsi que ponts et superstructures des paquebots et des navires de commerce.

La légèreté de l’aluminium a aussi permis le développement de navires à grande vitesse. Ses propriétés non magnétiques permettent en outre la conception d’appareils magnétiquement neutres et donc sans effet sur l’équipement de commande sensible aux phénomènes magnétiques.

L'Édito du président

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